
NOUVEAU : PARUTION DU DOCUMENT "TONY GARNIER, UN PATRIMOINE MONDIAL"
Tony Garnier, un patrimoine exceptionnel et universel
Créé en 2020 , l’Institut Tony Garnier agit pour promouvoir et défendre l’œuvre de cet architecte connu dans le monde entier. Depuis son décès en 1948, les bâtiments qu’il a réalisés à Lyon ont subi des transformations parfois importantes. D’autres atteintes à ce patrimoine exceptionnel surviendront dans l’avenir si nous ne nous mobilisons pas. Les diverses protections patrimoniales dont jouit son œuvre sont à ce jour insuffisantes et trop incomplètes pour espérer préserver l’esprit et la qualité de son architecture.
Intitulée Tony Garnier, un patrimoine mondial, ce document présente des arguments pour inscrire l’œuvre de Tony Garnier sur la liste du patrimoine mondial gérée par l’Unesco. Pour qui jugerait cette ambition inutile ou démesurée, il est utile de préciser en quoi le travail de cet architecte mérite de figurer parmi les plus grandes « réalisations du génie humain », puisque tel est un des critères pour figurer sur cette liste.
Le nom de Tony Garnier est connu des architectes du monde entier pour au moins une de ses réalisations, un livre intitulé "Une Cité industrielle. Étude pour la construction des villes". Publié en 1918, il s’agit de l’ouvrage qui a le plus compté dans l’histoire de l’architecture moderne avec celui de Le Corbusier, Vers une architecture (1923). Au moment de sa parution, le jeune architecte suisse, qui lui bénéficie d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial, a d’ailleurs écrit à Tony Garnier pour lui dire l’enthousiasme que ce livre a fait naître chez lui. À sa suite, bien d’autres architectes dans le monde entier ont lu cet ouvrage et s’en sont inspiré.
Personne auparavant n’avait dessiné un projet de ville moderne dans tous ses détails, des habitations aux équipements collectifs de toute nature. Tony Garnier a même dessiné ne zone industrielle, un barrage hydroélectrique ou un port de commerce. Avec ce projet de Cité industrielle s’ouvrait le XXe siècle et une façon nouvelle de concevoir l’architecture. Il ne s’agissait plus de dessiner des édifices isolés, mais de penser globalement l’urbanisme et l’architecture, dans toutes leurs dimensions, sociales, civiques, sanitaires, industrielles et économiques.
L’œuvre de Tony Garnier est indéfectiblement liée à l’histoire du développement de la ville de Lyon. Si le livre Une Cité industrielle a été initié dès 1901 à Rome, alors que Tony Garnier était pensionnaire de l’Académie de France, il s’est concrétisé à Lyon. C’est dans sa ville natale que l’architecte choisit de se fixer après avoir obtenu l’assurance de la part du maire Victor Augagneur, puis de son successeur Édouard Herriot, que les grands chantiers d’une ville éprise de modernité lui seraient confiés. Nul doute que la réflexion sur ces grands projets a bénéficié à l’élaboration de la Cité industrielle, dans un échange constant entre un idéal théorique et les contraintes de la pratique.
Ces grands projets lyonnais sont d’une ampleur inédite dans l’histoire de l’architecture. Peu d’architectes, dans quelque pays que ce soit, ont eu l’opportunité d’affronter des programmes aussi nouveaux et complexes. Après le coup d’essai de la modeste Vacherie du parc de la Tête d’Or, où Tony Garnier expérimente de nouvelles procédés constructifs, l’architecte conçoit et réalise les abattoirs de la Mouche sur un site de 23 hectares. L’Hôpital de Grange Blanche est une autre gageure, avec une surface de 15,5 hectares. Puis vient la Cité des États-Unis avec plus de 1 500 logements. Mais Tony Garnier construit aussi des villas, une école, des usines, le monument aux morts du parc de la Tête d’Or et, surtout, la dernière grande œuvre de sa carrière, la seule située hors de Lyon : l’Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt. Dans cet édifice de prestige, il démontre une dernière fois la qualité et la modernité de son architecture.
Tony Garnier a ainsi inventé une nouvelle façon de construire les villes et les édifices, en prenant en compte les nouvelles technologies de l’industrie, les nouveaux modes de transport, les progrès de la médecine, de l’hygiène et, surtout, le bonheur des habitants. Dans une ville où règne la démocratie, ils sont logés dignement, au milieu des arbres, en bénéficiant de l’éducation, de la culture et du sport. Certes ces idées n’ont pas toujours été appliquées avec rigueur – elles ont même souvent été dévoyées. Mais, en ce qu’elle a de meilleur, l’architecture du XXe siècle doit beaucoup à Tony Garnier.
Parce qu’il a joué un rôle de pionnier, et parce ses réalisations porte encore la trace de sa vision, l’ensemble de son œuvre doit accéder à une reconnaissance universelle en suggestion de chute !bénéficiant d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial gérée par l’Unesco. Le présent document se veut la marque de cette ambition collective.
Laurent Baridon, président de l’Institut Tony Garnier
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